L’ablation de flutter

Le flutter est un trouble du rythme cardiaque. Le principal symptôme, les palpitations, correspondent à un rythme souvent accéléré et irrégulier du cœur.

Il  peut survenir sur un cœur sain ou pathologique, est très fréquent chez les personnes âgées témoignant d’un vieillissement du tissu cardiaque.
Il est lié à la contraction très rapide des oreillettes due à un circuit électrique qui fait une boucle dans l’oreillette droite.

Il peut essentiellement être responsable d’accidents vasculaires cérébraux par la formation d’un caillot sanguin dans l’oreillette gauche pouvant migrer dans les artères cérébrales. Très souvent, selon vos antécédents un traitement anticoagulant visant à fluidifier le sang vous sera proposé afin de réduire ce risque.

Parfois, il peut également affaiblir votre cœur générant une insuffisance cardiaque.

Un traitement médicamenteux peut également être entrepris afin de réguler cette arythmie dans un premier temps, mais une ablation vous sera très souvent proposée par votre cardiologue.

Prescription

Une ablation de flutter vous sera proposée dès le diagnostic réalisé sur l’électrocardiogramme, mais réalisé après au moins un mois de traitement anti-coagulant.

Même en l’absence de symptôme, la procédure est conseillée du fait du risque d’affaiblissement du cœur en cas de persistance du flutter.

Préparation

L’intervention ayant lieu sous anesthésie locale, une consultation d’anesthésie n’est donc pas nécessaire.
Le traitement anticoagulant devra être poursuivi sans interruption en vue de l’intervention.

Vous serez hospitalisé en règle générale deux nuits autour de l’intervention.

Déroulement de l'examen

L’ablation de flutter se déroule sous anesthésie locale (du pli de l’aine) et dure environ une heure.

L’accès au cœur est réalisé par l’introduction de cathéters dans la veine fémorale au pli de l’aine. De là, les cathéters sont montés sous contrôle radiologique jusque dans l’oreillette droite.
La première étape consiste à confirmer le caractère typique du flutter, c’est-à-dire que l’arythmie n’est bien située que dans l’oreillette droite, et pas dans l’oreillette gauche, plus difficile d’accès.
La seconde étape, une fois le diagnostic confirmé, consiste à « brûler » une petite zone de l’oreillette droite. Le but est d’interrompre le circuit électrique responsable de la tachycardie.

Suivi de l'examen

Dans les suites de l’intervention, vous retournez directement dans le service, avec un pansement compressif au pli de l’aine et la nécessité de maintenir la jambe droite allongée entre 2 et 4 heures avant de pouvoir vous lever.

Les bénéfices et les risques

Les chances de succès de l’intervention sont très importantes, avec seulement 1% de récidive.
L’amélioration des symptômes est souvent très rapide.

Les risques liés à l’intervention sont rares.
Les plus fréquents sont bénins (hématome au niveau de l’aine, douleurs dans la poitrine liées à une réaction inflammatoire)

Les autres complications, exceptionnelles, sont :

  • La tamponnade, correspondant à un saignement autour du cœur pouvant nécessiter une ponction à travers la peau en urgence.
  • L’implantation d’un pace maker du fait d’une anomalie de conduction de l’électricité entre les oreillettes, soit démasquée par la procédure, soit secondaire à une lésion des voies électriques par le cathéter.
  • L’ AVC (accidents vasculaires cérébraux), lié à la migration d’un caillot de l’oreillette dans les artères cérébrales. Ce risque est diminué par la poursuite des anticoagulants avant, pendant et après la procédure. Complication exceptionnelle en cas de bonne prise des traitements anticoagulants.
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